On se demande en quoi on est "différent", pourquoi c'est nous et pas eux. Eux, tous ces merdeux qui on sûrement que dalle à foutre dans c'putain d'monde de merde.
Ouais sans eux la vie serait t'être même ROSE. Elle a toujours espérée une vie au soleil, un amour à ses côtés et aucun problème sur la patate, elle croyait trop aux contes de fées, sans doute. Non la seule chose qu'elle possède, c'est des jours qui se déroulent dans l'ombre, des hurlements pour essayer d'évacuer sa haine... Tout ce dont elle n'avait pas pensé. Tout ce qu'elle n'avait pas envisagé. Ç'a a commencé par des p'tites disputes, comme on en rencontre partout, un père pas d'accord sur certaines choses, une ado grande gueule de même pas encore 15 ans qui se croit sûrement trop adulte, qui hurle pour montrer qu'elle existe, car au fond, elle saît qu'elle n'est rien aux yeux des autres. Oui elle hurle, cri de rage, de tristesse, elle hurle pour faire résonner ses tympans, lui montrer qu'elle aussi peut faire mal, elle se donne sûrement trop d'air de fille invincible pour ne pas passer pour une fille fragile. Ouais, mais elle est comme ça, elle le saît, mais ne veut pas l'admettre. Ce serait comme admettre qu'elle a tort sur tout la ligne. Sur tout. Tout ce qui fait sa vie, quoi qu'on ne peut plus minable... Elle saît qu'elle n'est qu'une étoile qui cessera de briller d'ici sans doute une dizaine d'année. Elle ne se voit plus être mère comme avant, elle ne se voit plus comme une fille, trop de choses lui sont montées à la tête.
- J'veux faire l'armée.
Simple phrase qui lui a valu une gifle. Alors qu'il n'avait jamais posé la main sur elle, s'en était déjà trop. Elle la lui a rendue, sa gifle. Puis elle a claqué la porte. Il l'a rattrapée, et buttée comme il faut, pour lui faire comprendre que non, ce n'est pas elle qui fait les règles du jeu. Chose qui était sûrement à ne pas faire. Elle fait ses bagages, les larmes aux yeux, part dans un endroit où elle pourra sûrement vivre en étant ce qu'elle EST et non pas ce que les autres veulent qu'elle soit. Elle murmure :
- Ils ne voient pas que tout ça n'est qu'une mise en scène d'une sale fake, ils ne le voient pas. Je les ai berné, et je me suis fais avoir par moi même, en essayant de ne pas les décevoir, pff ne pas les décevoir est une chose, mais s'faire butter à l'amande en est une autre. J'aurai jamais dû accepter de ne laisser paraître que mon bon fond. BORDEL DE MERDE!
Elle emmène ses CDs, les choses auxquelles elle tient le plus.
Bullet for my valentine, Lordi, Zemfira, Korol y shut, et un tas d'autres qui sûrement la feront penser à autre chose...
Elle prend son sac, son fric, se taille à la gare tout en écoutant 'Tears don't Fall' se disant que, ses larmes aussi ne font pas que couler. Elle était assise sur un banc, froid. Elle se voyant pleurer, elle voit ses larmes qui coulent, qui s'insinuent jusqu'à ses lèvres et la fait hurler, comme une bombe qui viendrait d'exploser dans sa bouche, ses propres larmes...
Elle se sent trahie, elle est dévisagée, fait peur aux autres gens, ils la regardent avec un air de pitié, d'inquiétude, d'autre même avec un regard mesquin... Elle ne supporte pas tous ces regards tournés vers elle. Elle criera encore une fois...
